Errata du livre Les Pretty Things : une institution !

Couverture du livre Les Pretty Things : une institution !La première biographie en français des Pretty Things, due à la plume de Didier Delinotte, a paru chez Camion Blanc en 2015 sous le titre Les Pretty Things : une institution ! Tout en saluant l’initiative, je me dois de déplorer le grand nombre de coquilles et autres petites fautes que contient son texte, comme s’il n’avait pas été relu, ou insuffisamment – une critique fréquemment adressée à cet éditeur. Plus gênant : il me semble également avoir décelé des erreurs de fond ! De quoi sérieusement entamer le capital confiance dont pourrait bénéficier le livre : j’aimerais l’utiliser davantage comme source pour Defecting Grey, mais comment être sûr que les informations que je reprendrais seraient exactes ? À 30 euros les 300 pages (même pas illustrées, en prime !), on serait en droit d’attendre mieux…

Cette page vise donc à recenser les erreurs trouvées au fil de ma lecture, en espérant qu’elle soit utile à tous les acheteurs de ce livre, voire à Camion Blanc s’ils décident de lancer une réimpression de ce bouquin. D’ici là, comme on dit : caveat emptor.

  • p. 13 et 16 : à ma connaissance, le premier batteur des Pretty Things s’appelait Pete Kitley, pas Pete Kitson.
  • p. 14 : Brir Building → Brill Building
  • p. 16 : le remplaçant de Pete Kitley, Viv Andrews, est complètement oublié : on passe directement à Viv Prince !
  • p. 17 : John-Paul → John Paul
  • p. 21 : Mac Guinn → McGuinn
  • p. 25 : la face B du 45 tours Honey, I Need n’est pas We’ll Be Together, mais I Can Never Say !
  • p. 36 et 37 : néo-Zélandais → néo-zélandais
  • p. 40 : a jeun → à jeun
  • p. 40 : décrire les Honeycombs comme des « seconds couteaux … qui n’aur[ont] jamais qu’un succès d’estime » semble un peu abusif quand on sait qu’ils ont été numéros 1 des ventes en 1964 !
  • p. 63 : Denny Layne → Denny Laine
  • p. 63 : je n’ai pas su trouver confirmation du passage de John Stax au sein du Denny Laine’s Electric String Band ; à l’inverse, Delinotte ne mentionne pas le passage de Viv Prince dans ce même groupe. Confusion entre les deux ex-Things ?
  • p. 64 : au sein des Fenmen, Jon Povey jouait de la batterie et Wally Waller de la guitare rythmique, mais Delinotte leur attribue les instruments qu’ils ont adopté après leur arrivée chez les Pretty Things (claviers et basse, respectivement).
  • p. 80 : harpsichord → clavecin
  • p. 87 : le titre What’s Good for the Goose peut se traduire littéralement par « Qu’est-ce qui est bon pour les oies » comme le fait Delinotte, mais c’est surtout la première partie d’un dicton anglais : what’s good for the goose is good for the gander, qui signifie en gros « ce qui est bon pour l’un est bon pour l’autre ». C’est un titre approprié pour ce film où un homme d’un certain âge réapprend à s’amuser aux côtés d’une jeune fille : ce qui est bon pour elle est bon pour lui.
  • p. 94 : nanard → nanar (si Nanarland nous a appris quelque chose, c’est bien ça !)
  • p. 95 : Return of the Electric Banana est décrit comme une compilation, ce qu’il n’est pas du tout !
  • p. 96-97 : je passe sur la description très mal renseignée de l’œuvre de J.R.R. Tolkien pour m’arrêter sur la définition de l’heroic fantasy comme « pseudo science fiction très british ». Misère, je pensais que ce genre de cliché était mort depuis une bonne décennie…
  • p. 101 : David Allen → Daevid Allen
  • p. 104 : Send Me Your Loving → Send You with Loving
  • p. 104 : Eagle’s Fly → Eagle’s Son
  • p. 106 : Lou Barritz → Il Barritz
  • p. 111 : pour autant que je puisse en juger, c’est en 1965, avant de rejoindre les PT, que Skip Alan est passé dans les rangs de Them, pas pendant son bref départ du groupe en 1968-1969.
  • p. 113, 140 : Blue Oyster Cult → Blue Öyster Cult
  • p. 114 : bible → Bible
  • p. 122 : Dick Taylor n’a produit que le premier Hawkwind, pas « les premiers ».
  • p. 122 : Nick Turner → Nik Turner
  • p. 124 : Peter Tolson n’est pas du tout un membre fondateur d’Eire Apparent !
  • p. 127 : Octobre 26th → October 26
  • p. 131 : Bolton → Tolson
  • p. 138 : Leafhound → Leaf Hound
  • p. 138 : Brook → Brooks
  • p. 142 : Alsa Jones → Asa Jones
  • p. 143 : Havana Moon → Havana Bound
  • p. 145 : Religions Dead → Religion’s Dead
  • p. 155, 165 : Hypgnosis → Hipgnosis
  • p. 156 : Joey is his his dream → Joey
  • p. 181 : 77 → 78
  • p. 182 : décentes → descentes
  • p. 184, 299 : 13th Floor Suicide → 13½ Floor Suicide
  • p. 189 : Rage Before Love → Rage Before Beauty
  • p. 193 : Roger Mason → Nick Mason
  • p. 200 : d’après mes sources, Simon Fox est un batteur qui a remplacé Skip Alan, pas un guitariste qui a remplacé Peter Tolson…
  • p. 217 : Cries From The Magic Circus → Cries From The Midnight Circus
  • p. 221 : Cries Of The Magic Circus → Cries From The Midnight Circus (quand ça veut pas…)
  • p. 230 : Melville Corportation → Melville Corporation
  • p. 238 : Viv Prince → Vivian Prince
  • p. 239 : House Of The Country → A House In The Country
  • p. 240 : Growing On My Mind → Growing In My Mind
  • p. 241 : Twink Adler → Twink Alder
  • p. 244 : Twink Adler → Twink Alder
  • p. 245 : Mono → mono
  • p. 261 : steam of consciousness → stream of consciousness
  • p. 262 : « « Wish Fulfillment » → « Wish Fulfillment » (un guillemet ouvrant de trop)
  • p. 265 : « The singles A and B sides » → The Singles A and B Sides (en italique)
  • p. 267 : Nuggets 11 → Nuggets II
  • p. 267 : Original Artifacts → Original Artyfacts
  • p. 267 : Original Artefacts → Original Artyfacts
  • p. 270 : un retour à la ligne malheureux au milieu du nombre 15 000.
  • p. 271 : « The BBC Sessions » → The BBC Sessions (en italique)
  • p. 272 : « Singles A’s and B’s » → Singles A’s and B’s (en italique)
  • p. 272 : « The Very Best Of The Pretty Things » → The Very Best Of The Pretty Things (en italique)
  • p. 272 : « Come See Me : The Very Best Of The Pretty Things » → Come See Me: The Very Best Of The Pretty Things (en italique)
  • p. 276 : « Give Me The Strenght » → « God Give Me The Strength »
  • p. 278 : Mojo → Mojo (en italique)
  • p. 278 : Marq-en-Baroeul → Marcq-en-Barœul
  • p. 278-279 : curieusement, aucune mention de la parution de Parachute Reborn des xPT’s.
  • p. 279 : SF Sorrow Children → Sorrow’s Children
  • p. 279 : « SF Sorrow » → « SF Sorrow Is Born »
  • p. 279 : deux groupes sont oubliés dans les participants à Sorrow’s Children, Extra et The Loons
  • p. 279 : Semrat Minds → Senrab Mendips
  • p. 279 : on en est plus aux émeutes → on n’en est plus aux émeutes
  • p. 280 : Alors que l’on attendait plus rien → Alors que l’on n’attendait plus rien
  • p. 281 : 811 studios → 811 Studios
  • p. 281 : co signature → cosignature
  • p. 283 : Barry Mac Guire → Barry McGuire
  • p. 284 : un de ces solos de batterie qui rase tout le monde → un de ces solos de batterie qui rasent tout le monde
  • p. 284 : post Neil Young → postNeil Young
  • p. 287 : House In The Country → A House In The Country
  • p. 287 : Talking About The Good Times → Talkin’ About The Good Times
  • p. 288 : Come Home Mama → Come Home Momma
  • p. 288 : Isn’t Rock N Roll → It Isn’t Rock ‘n’ Roll
  • p. 290, 291 : Get the Picture → Get the Picture?
  • p. 292 : Is It Only Love ? → Is It Only Love
  • p. 292 : Come Home Mamma → Come Home Momma (décidément…)
  • p. 293 : The Sweet Pretty Things (Are In Bed Now, Of Course) n’apparaît pas dans la discographie, bien que quelques pages lui soient consacrées à la fin du dernier chapitre.
  • p. 295 : Midnight to Siw Man → Midnight to Six Man
  • p. 295 : guitare rhytmique → guitare rythmique
  • p. 295 : Dave Wintom → Dave Wintour
  • p. 295 : (Harmonica) → (harmonica)
  • p. 295 : IN AKENSTIK RECORDS → IN-AKUSTIK RECORDS
  • p. 296 : Shappi Stephen → Steffi Stephan
  • p. 296 : Stephan joue d’ailleurs de la basse et pas seulement du tambourin.
  • p. 296 : (Claviers) … (Batterie) … (Percussions) → (claviers) … (batterie) … (percussions)
  • p. 296 : (Basseà → (basse)
  • p. 298 : Rave Up with the Electric Bananas → Rave Up with the Electric Banana
  • p. 299 : l’album avec Philippe DeBarge a été enregistré avec Twink et Victor Unitt, pas avec Skip Alan et Dick Taylor ! – bien que ces derniers apparaissent sur le titre bonus Monsieur Rock (Ballad of Philippe).
  • p. 299 : trois erreurs en une : Phil May & the Fallen Angels est paru en 1978, oui, mais chez Philips. C’est sa réédition de 1985 (pas 1984) qui est sortie chez Butt Records (avec deux T et pas un seul).
  • p. 300 : John Povey → Jon Povey

Cette liste n’est probablement pas complète. Si vous avez décelé d’autres erreurs, n’hésitez pas à me les signaler !

2 commentaires

  1. Tout à fait d’accord avec vos remarques concernant ce livre, qui n’est décidément pas à la hauteur des espoirs que j’avais mis en lui lorsque je l’ai acheté, plein d’enthousiasme.
    Je viens d’en terminer la lecture, parfois pénible alors même que c’est un sujet que je connais assez bien et qui me passionne littéralement. Je m’apprêtais à rédiger une liste des coquilles et erreurs, mais je constate que vous l’avez déjà fait, et fort bien fait…
    Ces trop nombreuses erreurs me donnent d’ailleurs quelques doutes sur la maîtrise que l’auteur a du domaine traité et sur sa façon de se documenter.
    De plus, j’ai été passablement agacé par cette façon systématique de rabaisser la plupart des autres groupes cités, qui, à l’en croire, auraient forcément été moins talentueux que les Pretty Things et dont les succès respectifs ne seraient donc pas mérités. On peut être un grand fan des PTs tout en reconnaissant l’immense talent de beaucoup d’autres groupes de cette période (avec lesquels ils n’étaient d’ailleurs pas vraiment en concurrence)
    Bref, un constat bien amer, pour cette première biographie en français, très attendue, qui est pour moi une grosse déception… Il serait souhaitable que l’auteur et l’éditeur corrigent le tir pour une éventuelle prochaine édition
    Je profite de ce commentaire pour vous féliciter de l’excellent travail passionné que vous consacrez à ce groupe bien trop ignoré

    1. Je n’en ai pas parlé dans l’errata parce qu’il s’agit davantage d’une affaire de goût, mais j’ai moi aussi été agacé par le style très journalistique du livre et la distribution de bons et mauvais points à laquelle procède régulièrement l’auteur. C’est un opus incroyablement frustrant, surtout quand on sait que le marché pour les biographies des Pretty Things est sûrement trop réduit pour qu’on puisse espérer en voir paraître une autre de sitôt.

      Si j’en crois le catalogue de Camion Blanc, Didier Delinotte a publié pas moins de six bouquins en deux ans ! Cette précipitation est sans doute la cause de pas mal des problèmes du livre… et ne donne pas vraiment envie de se pencher sur les autres. C’est dommage, il s’intéresse à de bons artistes (non seulement les Pretties, mais aussi Procol Harum, Love ou les Kinks) qui mériteraient mieux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *