Come See Me (EP français)

Come See Me est le troisième EP français des Pretty Things. Il est sorti fin 1966 sur le label Fontana.

Sa pochette est quasiment identique à celle du 33 tours Midnight to Six Man, sorti uniquement en France la même année. Il s’agit d’une photo du groupe sur la scène de la Locomotive, à Paris, prise par Bernard Leloup.

Ce disque est l’objet d’une critique élogieuse de Jacques Barsamian dans le premier numéro de Rock & Folk, daté de novembre 1966 :

L’un des meilleurs super 45 t de ce groupe cet automne. Les quatre titres sont excellents aussi bien pour l’écoute que pour danser le jerk. Le soliste a une sonorité qui lui est propre et le batteur un rôle important ; quant au chanteur, il « chauffe » le tout. À l’exception de « Come see me », tous les titres sont de leur composition.

Comme les autres EP français du groupe, Come See Me a été réédité en 2017 en édition limitée dans le coffret The French EPs 1964–69.

Titres

Face 1

  1. Come See Me (Sidney Barnes, J. J. Jackson, Pierre Tubbs) – 2 min 45 s
  2. Buzz the Jerk (Phil May, Dick Taylor) – 1 min 50 s

Face 2

  1. Midnight to Six Man (Phil May, Ian Stirling, Dick Taylor) – 2 min 10 s
  2. £.s.d. (Phil May, Dick Taylor) – 2 min 22 s

Éditions

  • 1966 : 45 tours, France, Fontana 465.310 ME

We’ll Be Together (1966)

Pochette de l'album We'll Be Together

We’ll Be Together est une compilation des Pretty Things sortie en 1966 aux Pays-Bas, chez Fontana Records.

The Pretty Things (1966)

The Pretty Things est un court métrage en noir et blanc d’un peu plus de 13 minutes réalisé au début de l’année 1966. Ce film promotionnel entièrement muet inclut quatre chansons des Pretty Things :

  • Me Needing You sert de générique de début et de fin, sur fond d’images distordues en gros plan ;
  • Midnight to Six Man illustre une séquence où le groupe est en studio ;
  • Can’t Stand the Pain sert de fond sonore à une courte scène humoristique ;
  • £.s.d. est filmée sur la scène de 100 Club, à Londres (mais il s’agit de la version studio de la chanson).

Ce film est une idée de Bryan Morrison, le manager du groupe. Il est réalisé par Caterina Arvet et Anthony West. Bien que Morrison apparaisse comme producteur dans les crédits, c’est en réalité l’argent des Pretty Things qui a permis de financer le tournage, au grand dam de Brian Pendleton, le seul membre du groupe à ne pas avoir apprécié l’expérience.

La séquence Can’t Stand the Pain fait irrésistiblement penser au film des Beatles A Hard Day’s Night. Les Pretty Things y tentent désespérément d’échapper à leur manager (joué par Bryan Morrison lui-même) dans des scènes de poursuite passées en accéléré. Malgré cela, sa sortie n’a pas suscité la même effervescence que le film de Richard Lester.

Un EP reprenant les chansons du film est sorti la même année sous le titre The Pretty Things on Film. Le film lui-même est disponible dans les bonus de la réédition CD de l’album Get the Picture?, ainsi que dans le coffret Bouquets from a Cloudy Sky.

Midnight to Six Man (1966)

Pochette de l'album Midnight to Six Man.

Midnight to Six Man est un album des Pretty Things sorti en 1966, uniquement en France.

Il reprend dix des douze chansons de l’album Get the Picture?, sorti en décembre 1965 au Royaume-Uni. We’ll Play House et Gonna Find Me a Substitute sont écartées pour laisser la place à deux titres parus en 45 tours de l’autre côté de la Manche, Midnight to Six Man et I Can Never Say.

La pochette est quasiment identique à celle de l’EP Come See Me / Buzz the Jerk / Midnight to Six Man / £.s.d. sorti en France l’année précédente. Il s’agit d’une photo du groupe sur la scène de la Locomotive, à Paris, prise par Bernard Leloup.

A House in the Country

Matrice du 45 tours A House in the Country / Me Needing You.

Cette reprise d’une chanson des Kinks fraîchement parue sur l’album Face to Face est imposée aux Pretty Things par leur maison de disques, Fontana Records, qui désespère de les voir accoucher d’un nouveau tube. Le succès n’est pas vraiment au rendez-vous.

£.s.d.

Pochette du single Midnight to Six Man / Can't Stand the Pain.

La livre sterling (symbole : £) est la monnaie du Royaume-Uni. À l’époque où les Pretty Things ont enregistré cette chanson, une livre valait 20 shillings (symbole : s), un shilling valait lui-même 12 pence (symbole : d), et il fallait donc 240 pièces de 1 penny pour avoir une livre. Ce système archaïque a été abandonné en 1971 : les shillings ont disparu et 1 livre vaut tout simplement 100 pence aujourd’hui. C’est tout de même plus simple, mais Phil May et Dick Taylor n’auraient pas pu jouer de la ressemblance avec l’acronyme du diéthylamide de l’acide lysergique, le fameux LSD.

Come See Me

Matrice du single Come See Me / £.s.d.

Progress / Buzz the Jerk (1966)

Matrice du 45 tours Progress / Buzz the Jerk.

Progress / Buzz the Jerk est le huitième 45 tours des Pretty Things, sorti en décembre 1966.

Il a la triste distinction d’être le premier single des Pretty Things à rester aux portes du Top 50 des ventes au Royaume-Uni. Il faut dire que cette chanson très pop, débordante de cuivres, avait de quoi faire fuir leurs anciens fans sans être vraiment susceptible de leur en gagner de nouveaux.

Titres

  1. Progress (Bob Halley, Carl Spencer) – 2 min 38 s
  2. Buzz the Jerk (Phil May, Dick Taylor) – 1 min 53 s

Participants

Principales éditions

  • 1966 :  45 tours, Royaume-Uni, Fontana TF 773
  • 1966 :  45 tours, Allemagne de l’Ouest, Star-Club 148 576 STF
  • 1966 :  45 tours, Danemark, Fontana TF 267 657
  • 1966 :  45 tours, Pays-Bas, Fontana 267 657 TF

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