Skip Alan

Alan Ernest Skipper est né le 11 juin 1948 à Westminster. Sa passion pour la batterie naît durant ses années d’école à la Tulse Hill School, dans le Sud de Londres, lorsqu’il découvre les batteurs de jazz Gene Krupa et Buddy Rich. Il n’a que seize ans lorsqu’il commence à travailler comme musicien de studio pour Donovan, Lesley Duncan ou The Ivy League, tout en menant son propre groupe, le Skip Alan Trio.

Après avoir brièvement joué au sein d’une incarnation concurrence du Them de Van Morrison (celle de Billy Harrison et Pat McAuley), « Skip » rejoint les Pretty Things en novembre 1965, en remplacement d’un Viv Prince jugé trop incontrôlable par ses camarades. Son premier enregistrement avec eux est le 45 tours Midnight to Six Man, une réussite artistique doublée d’un échec commercial : un bon résumé des choses à venir.

En plein milieu de l’enregistrement de S.F. Sorrow, début 1968, Skip Alan annonce son départ du groupe. Pendant une escale à Biarritz, il est tombé amoureux fou d’une jeune Française, et il veut tout plaquer pour mener une vie normale avec elle, loin de la folie des concerts. Peu importe qu’il ne parle pas un mot de français et elle pas un d’anglais… Les Pretty Things devront faire appel à Twink, une vieille connaissance, pour boucler leur quatrième album.

En fin de compte, l’idylle tourne court, et Skip Alan retrouve sa place au sein des Pretties en octobre 1969. À l’été 1971, alors que la survie du groupe semble de plus en plus compromise, il rejoint une autre formation, Sunshine. C’est ainsi qu’il se retrouve indirectement responsable de la renaissance des Pretty Things : lorsqu’il fait écouter Parachute à Bill Shepherd, le manager de Sunshine, celui-ci est stupéfait qu’un groupe aussi brillant ait disparu et décide de tout faire pour le réunir. Deux autres membres de Sunshine, Gordon Edwards et Jack Green, viendront par la suite renforcer les Pretty Things pendant leur période Swan Song.

Après le départ de Phil May, mi-1976, le reste du groupe, y compris Skip Alan, tente brièvement de poursuivre sous le nom de Metropolis avant de jeter l’éponge. Abandonnant le monde de la musique, il se trouve un boulot dans l’usine que possède son père. Il le conserve même durant l’éphémère réunion des Pretty Things en 1978-1980, au point de devoir être remplacé par Simon Fox. Ce n’est qu’en 1994 qu’il commence à rejouer avec ses anciens compères. Sur l’enregistrement live de S.F. Sorrow réalisé à Abbey Road en septembre 1998, il est épaulé par son fils Dov, batteur comme lui. Des problèmes de santé l’obligent à arrêter les concerts en 2001. Il est relayé tantôt par Jon Povey, tantôt par Mark St John, jusqu’à l’arrivée de Jack Greenwood en 2007.

Discographie

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