Parachute (1970)

Pochette de l'album Parachute.

Parachute est le cinquième album studio des Pretty Things, sorti en 1970.

Le départ de Dick Taylor , déçu par l’échec commercial de S.F. Sorrow, est un coup dur pour le groupe, mais l’aventure continue avec un nouveau guitariste, Victor Unitt, fraîchement débarqué de l’Edgar Broughton Band, et le retour de Skip Alan à la batterie.

Après une petite escapade financée par le play-boy français Philippe Debarge, le groupe retourne aux studios Abbey Road en septembre 1969, toujours sous la houlette de Norman Smith. Les chansons ont quant à elles vu le jour dans la maison que partagent Phil May et Wally Waller à Westbourne Terrace, dans le quartier londonien de Bayswater. Les deux amis, plus proches que jamais professionnellement depuis le départ de Taylor, écrivent ensemble toute une série de vignettes fondées sur le contraste entre la vie urbaine, froide, étrange et menaçante, et l’utopie promise par un incertain retour à la nature : un thème dans l’air du temps. Le travail à Abbey Road s’appuie sur les démos enregistrées à Westbourne Terrace par le duo sur un magnétophone Revox. Smith choisit les meilleures, qui sont ensuite développées avec l’aide des autres membres du groupe. Les démos des chansons de la face 1 du disque ont été publiées en 2015 dans le coffret Bouquets from a Cloudy Sky.

Que signifie le titre de l’album ? D’après Waller :

« Le parachute, c’est la dernière forme d’échappatoire, mais ce n’est pas forcément la bonne réponse. Tu n’es pas en sécurité juste parce que tu as un parachute. Il peut se passer pas mal de choses pendant la descente. »

Ou, en résumé, selon Phil May :

« Le parachute n’est pas la réponse à tout, parce que cet enfoiré ne va peut-être pas s’ouvrir. »

Des propos qui peuvent hélas s’appliquer au disque lui-même. À sa sortie, en juin 1970, Parachute reçoit des critiques dithyrambiques, même si, contrairement à ce qu’on peut lire un peu partout, il n’est pas élu « album de l’année » par le magazine Rolling Stone. En revanche, les ventes ne suivent pas et le disque ne fait qu’un passage éclair dans le milieu des charts britanniques. Le marché américain reste obstinément indifférent aux Pretties, qui n’ont plus que quelques mois et quelques 45 tours à vivre.