Un nouvel extrait du prochain album

Un nouvel extrait de Bare as Bone, Bright as Blood a été publié hier. Il s’agit de Bright as Blood, une composition de George Woosey, le dernier bassiste des Pretty Things. Contrairement aux deux autres extraits, Phil May et Dick Taylor n’y apparaissent pas seuls, on peut y entendre le violon de Jon Wigg et le banjo de Sam Brother.

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Bare as Bone, Bright as Blood : rendez-vous le 25 septembre

Le label Madfish vient d’annoncer que l’ultime album studio des Pretty Things, Bare as Bone, Bright as Blood, sortira le 25 septembre prochain. Il sera disponible sous deux formats, 33 tours 180 grammes (couleur rouge sang, cela va de soi) ou CD, et vous pouvez d’ores et déjà le précommander en suivant ce lien.

De mon côté, je vous propose sur Defecting Grey :

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Parachute a 50 ans !

Pochette de l'album Parachute.

Oui, c’est en juin 1970 que les Pretty Things ont sorti leur cinquième album, Parachute. Il est souvent considéré comme leur deuxième chef-d’œuvre après S. F. Sorrow et ce n’est pas moi qui dirai le contraire ! Tour à tour raffiné et crasseux, angélique et démoniaque, enthousiaste et désespéré, c’est un de ces albums-monde dans lesquels on pourrait se perdre pendant des jours.

Pourquoi ne pas fêter son demi-siècle en le réécoutant, ou en l’écoutant si ce n’est pas déjà fait ? Ce sera aussi l’occasion de célébrer le talent d’auteur du regretté Phil May, tant ce disque contient quelques-uns de ses plus beaux couplets.

As silver tears they weave and lace sad patterns upon her face, she waits for you. So low below a laser sun, through velvet fields she runs, reaching for you.

Grass
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Deux extraits du prochain album

La chaîne YouTube du label Madfish a mis en ligne hier deux chansons enregistrées récemment par les Pretty Things. Ce sont des titres purement acoustiques, où la guitare de Dick Taylor est le seul accompagnement derrière la voix unique du regretté Phil May.

La première avait déjà été publiée sur le site officiel du groupe. Il s’agit d’une reprise de The Devil Got a Hold of Me de Gillian Welch, un blues sombre et tourmenté.

La deuxième est aussi une reprise. To Build a Wall de Will Varley, jolie chanson folk, est sublimée par la voix douce et vulnérable de Phil.

Ces deux chansons seront reprises sur le dernier album du groupe, qui doit s’appeler Bare as Bone, Bright as Blood et sortir plus tard dans l’année.

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In memoriam

Un long message, apparemment écrit par Mark St. John, occupe à présent la page d’accueil du site officiel des Pretty Things. Je vous le traduis ici :

PHIL MAY – 1944 – 2020.

À 7 heures ce matin, Phil May, le chanteur des Pretty Things, est mort à l’hôpital après une opération pour remplacer son articulation de la hanche, dans le Norfolk, où il se trouvait avec sa famille.

Si vous lisez ce texte, vous savez déjà que Phil a été un chanteur et un artiste remarquable tout au long des 55 années et davantage qu’il a passées à la tête des Pretty Things, et vous avez sans doute déjà conscience aussi de son talent prodigieux comme auteur, parolier et innovateur, à l’origine de nombreuses inventions musicales.

Mais il était bien plus que cela. Pour ceux d’entre nous qui le connaissions personnellement et l’aimions, c’était un être humain remarquable, versatile, influent et irremplaçable, et le meilleur être humain et le plus honorable que j’aie jamais connu.

Il était drôle, créatif, vif, honnête, avisé, plein de talents de toutes sortes, exaspérant, direct et farouchement loyal dans une industrie de menteurs, et honnête à un degré terrible. Cette Idole n’était pas un colosse aux pieds d’argile. Ses 55 années de carrière comprennent quelques-uns des sommets du rock, de ses racines dans le R&B jusqu’à ce jour. Il n’assistera pas à la sortie de ce qui sera donc le dernier album des Pretty Things, « Bare As Bone, Bright As Blood », du blues acoustique à l’état brut qui sortira plus tard dans l’année. Quelle tristesse, il avait lutté pour le finir, mais le résultat valait bien chaque moment de travail.

Il restera sans doute dans l’histoire comme « l’homme aux plus longs cheveux de toute la Grande-Bretagne », un titre pour lequel il s’est littéralement battu. Mais ce n’était que le sommet de son iceberg. Son art, son œuvre et ses interprétations le décrivent bien mieux que n’importe quelle manchette de journal, comme saura la confirmer quiconque a écouté « S. F. Sorrow » ou a eu la chance de voir un Phil en concert devant des salles combles dans le monde entier à plus de 70 ans avec la dernière et brillante formation électrique des Pretty Things.

C’était quelqu’un d’unique, un homme toujours créatif et exigeant, qui n’a jamais abandonné sa liberté d’être ce qu’il voulait être, que ce soit pour l’argent ou même la gloire. Avec son partenaire de longue date Dick Taylor, il a toujours dansé au son d’un batteur différent, un batteur avec un rythme hypnotique.

Espérons donc que vous vous souviendrez de lui comme du grand artiste qu’il a toujours été, unique, original et innovateur, et pas comme d’une bête pop star qui n’avait rien à dire et trop de temps pour le dire. Phil était différent. Nous nous souviendrons tous de lui avec amour, affection et tristesse, il ne s’écoulera pas une journée sans qu’il soit dans mes pensées intimes et dans mon cœur. C’était mon ami, mon artiste, mon fardeau, ma chance, mon âme sœur et mon héros. Je n’ai jamais rencontré personne d’autre comme lui et je ne rencontrerai plus jamais quelqu’un comme lui. Nous l’aimions, comme beaucoup d’entre vous… Le roi est mort. Il n’y en aura pas d’autre… Au revoir, Phil. Tu vas nous manquer tous les jours, et on pensera à toi avec tendresse et un sourire.

15 mai 2020

theprettythings.com (consulté le 16 mai 2020)

Cette page propose aussi une chanson qui provient sans doute du prochain album des Pretty Things, dont le titre devrait donc être Bare as Bone, Bright as Blood.

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Phil May, 1944-2020

Phil May en 1965

La famille de Phil May vient d’annoncer le décès du chanteur des Pretty Things aujourd’hui :

“Phil May est décédé à 7 heures 5 du matin le vendredi 15 mai à l’hôpital Queen Elizabeth de Kings Lynn, dans le Norfolk. Il avait 75 ans. Il était confiné dans le Norfolk avec sa famille et, durant la semaine, Phil était tombé de vélo et avait subi une opération en urgence de la hanche qui a donné lieu à des complications.

Uncut

Dire que je suis dévasté serait très en-deçà de la réalité. Toutes mes pensées vont à sa famille, ainsi qu’à tous ceux qui, comme moi, admirent et admireront encore longtemps l’œuvre de ce grand monsieur.

R.I.P.

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Mise à jour du 11 mai 2020

Le confinement m’offrant du temps à consacrer à Defecting Grey, je vous propose aujourd’hui une nouvelle biographie, celle de Bryan Morrison.

J’ai aussi amélioré de manière significative les pages sur les premiers singles du groupe, avec davantage de texte et des hit-parades alternatifs.

Bonne lecture ! Prenez soin de vous.

Si vous vous ennuyez, n’hésitez pas à regarder les petites vidéos que Wally Waller poste régulièrement sur Facebook. Il reprend des chansons des Pretty Things tout seul avec sa guitare dans sa cuisine, c’est mignon comme tout.

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Mise à jour du 11 avril 2020

En ces temps étranges, je vous propose une nouvelle mise à jour de Defecting Grey pour vous changer les idées. Au programme :

Bonne lecture et à très vite. Prenez soin de vous.

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Mise à jour du 27 septembre 2019

Ça faisait longtemps ! Mais non, Defecting Grey n’est pas mort, il n’était qu’assoupi. J’ai remis les mains dans le cambouis ces dernières semaines et voici le résultat :

  • un changement de thème ;
  • une refonte complète des pages Chansons et Discographie ;
  • une expansion considérable de la Chronologie avec des sources (parce que c’est bien de savoir d’où viennent les infos) ;
  • l’ajout (enfin !) du dernier chapitre de l’histoire des Pretty Things.
Pochette de l'album The Complete De Wolfe Sessions

Signalons aussi les parutions de cette année. Chez Repertoire Records, des éditions de luxe des albums Swan Song Silk Torpedo et Savage Eye sont sorties. Chacune est limitée à 1000 exemplaires et comprend l’album au format vinyle 180 grammes, un poster et un CD bonus. À 60 euros pièce, c’est clairement le marché des collectionneurs qui est visé. On appréciera ou pas.

Plus accessible, Cherry Red Records publie un coffret intitulé The Complete De Wolfe Sessions. C’est un objet que les fans attendaient depuis longtemps : l’intégrale d’Electric Banana, y compris les versions instrumentales des chansons, pour la première fois au format CD et pour la première fois avec l’autorisation explicite des membres du groupe et de DeWolfe. J’espère vivement que ce coffret donnera un coup de projecteur sur ce pan trop méconnu de la discographie des Pretties.

Pochette de l'album The Final Bow

Enfin, le 1er novembre sortira (enfin !) le concert d’adieu du 13 décembre 2018, sous le titre The Final Bow. C’est chez Madfish et c’est en deux versions : un double 33 tours et un coffret de luxe (encore une fois en édition limitée) avec CD, DVD et vinyle.

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Leur dernier coup d’archet

Et voilà, c’est fini : les Pretty Things ont donné leur dernier concert le jeudi 13 décembre au « indigo at the O2 », une salle du centre commercial O2, dans le quartier londonien de Greenwich Peninsula. Le public était au rendez-vous : la queue à l’entrée s’étirait sur une belle longueur, et à l’intérieur, les places vides n’étaient pas bien nombreuses. Bonne acoustique, et les balcons offraient une vue correcte sur la scène, même si les spectateurs placés sur les côtés étaient privés d’une partie de la vue. Heureusement qu’il y avait des écrans géants (le concert a été intégralement filmé : espérons qu’un DVD ne tardera pas à sortir…).

La soirée était divisée en trois parties. La première ressemblait beaucoup aux concerts habituels du groupe : la formation actuelle (May, Taylor, Holland, Woosey, Greenwood) a interprété une petite douzaine de chansons, principalement de la période rhythm and blues, de Don’t Bring Me Down à Big Boss Man en passant par Mama, Keep Your Big Mouth Shut, avec quelques pépites psychédéliques glissées à l’intérieur, dont notamment Mr. Evasion que je ne les avais jamais vus jouer sur scène auparavant. C’était une performance solide, même si la voix de Phil May ne trahissait que trop clairement les raisons pour lesquelles ce concert allait être leur dernier.

  1. Honey I Need
  2. Don’t Bring Me Down
  3. Buzz the Jerk
  4. Mama, Keep Your Big Mouth Shut
  5. Get the Picture?
  6. The Same Sun
  7. Alexander
  8. Defecting Grey
  9. Big Boss Man
  10. Midnight to Six Man
  11. Mr. Evasion

Après une brève entracte, la deuxième partie a débuté sur les chapeaux de roue avec l’arrivée sur scène de Skip Alan à la deuxième batterie, Jon Povey aux claviers et Wally Waller à la basse (George Woosey passant à la guitare acoustique). Cette méga-formation nous a offert un pot-pourri de chansons de S.F. Sorrow et Parachute. Des petits problèmes de micro ont un peu gâché les parties de chant (Waller était inaudible la plupart du temps), mais c’était tout de même une très belle performance, d’autant plus goûteuse après l’arrivée de David Gilmour à partir de She Says Good Morning. Ses nappes de guitare se mariaient à la perfection à la mélancolie de titres comme Trust ou I See You (quel plaisir d’entendre Jon Povey chanter !). Le tout s’est conclu sur une jam endiablée sur la coda de Cries from the Midnight Circus.

  1. Scene One
  2. S.F. Sorrow Is Born
  3. She Says Good Morning
  4. Baron Saturday
  5. Trust
  6. I See You
  7. Cries from the Midnight Circus

J’ai malheureusement dû partir à la fin de cette deuxième partie (la poisse des Pretties est contagieuse, on dirait…). De ce que laisse entrevoir la setlist et les quelques vidéos disponibles sur le Web, la troisième partie a vu un retour massif au rhythm and blues, avec reprises de Bo Diddley, Muddy Waters et Robert Johnson en pagaille. Van Morrison était là pour prêter sa voix et son harmonica sur Baby Please Don’t Go, I Can Tell et You Can’t Judge a Book by the Cover. Gilmour est revenu à la fin pour poser sa guitare sur un medley £.s.d. / Old Man Going menaçant.

  1. I Can’t Be Satisfied
  2. Come On in My Kitchen
  3. Baby, Please Don’t Go
  4. I Can Tell
  5. You Can’t Judge a Book by the Cover
  6. Come See Me
  7. Mona
  8. £.s.d.
  9. Old Man Going

Pour les rappels, trois chansons emblématiques : Rosalyn, le tout premier single ; Road Runner, la toute première piste du tout premier album (avec Gilmour et Van Morrison) ; et une version intimiste de Loneliest Person avec May et Taylor seuls sur scène, une voix et une guitare acoustique. La boucle est bouclée. Merci pour tout, les gars.

  1. Rosalyn
  2. Roadrunner
  3. Loneliest Person

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